
La ville de Bou Saâda a accueilli, jeudi 24 septembre 2026, les travaux de la Journée nationale des maladies rénales, organisée par l’Association algérienne de néphrologie, en collaboration avec l’Association des praticiens médicaux de Bou Saâda, avec la participation de plusieurs spécialistes et médecins universitaires.
Cette rencontre scientifique, tenue à la salle de l’hôtel El Kaid à Bou Saâda, a réuni des médecins et spécialistes de la ville et d’autres régions. Elle a constitué un espace d’échange d’expériences et de discussion autour des dernières avancées dans le domaine des maladies rénales, notamment en matière de diagnostic précoce, de prise en charge thérapeutique et de prévention des complications.
Les travaux de cette journée scientifique se sont déroulés en deux sessions. La première a abordé plusieurs thématiques médicales, notamment l’élévation de la créatinine dans les services d’urgence, les principaux défis diagnostiques et les stratégies de prise en charge, ainsi que l’hypertension artérielle, du diagnostic au traitement, et l’importance de la néphroprotection dans la prise en charge du diabète.
Les intervenants ont également présenté le parcours clinique de la maladie rénale chronique, depuis le dépistage précoce jusqu’à l’amélioration du traitement, ainsi que la transplantation rénale à travers ses indications, l’évaluation pré-greffe et le suivi. Les troubles du sodium, notamment l’hyponatrémie dans la pratique clinique, ainsi que l’atteinte rénale liée à la maladie de Fabry ont également été abordés.
La deuxième session a été consacrée à la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique et des patients sous hémodialyse. Les discussions ont notamment porté sur la qualité de l’eau utilisée pour l’hémodialyse et les troubles minéraux et osseux associés à la maladie rénale chronique, connus sous le sigle CKD-MBD, avec un accent particulier sur l’importance du dépistage et de l’intervention précoces avant l’apparition des complications.
Les communications ont également porté sur l’anémie associée à la maladie rénale chronique, la néphrotoxicité liée aux produits de contraste iodés et les recommandations en matière de prévention et de prise en charge. La question de l’accès vasculaire des patients hémodialysés a aussi été examinée, depuis la création de la fistule artério-veineuse jusqu’au recours aux greffons vasculaires.
Les participants ont par ailleurs abordé le recours en urgence au cathéter artériel fémoral comme ultime option lorsque les possibilités d’accès vasculaire sont épuisées chez les patients atteints d’insuffisance rénale terminale, ainsi que les différents accès vasculaires pour l’hémodialyse, de la pose des cathéters à la prise en charge de leurs complications.
Les deux sessions se sont achevées par des échanges et des discussions entre les participants, offrant aux médecins et spécialistes l’occasion de partager leurs expériences autour des différentes problématiques liées aux maladies rénales et à la prise en charge des patients.
Les travaux de cette Journée nationale des maladies rénales ont également fait l’objet d’une couverture médiatique assurée par le quotidien El Ghad El Djazairi et la Chaîne I de la Radio Algérienne, qui ont suivi les différentes interventions et activités scientifiques organisées à Bou Saâda.
Ahmed Benguettaf





