Il faut sortir du modèle administratif de gestion des équipements publics, comme cela se faisait par le passé.
Dans sa phase de réorganisation et de réforme, le secteur du tourisme se heurte à l’obstacle qui le mine depuis des années, en l’occurrence, la rentabilité des infrastructures publiques. Il faut dire qu’en dépit de la mise en oeuvre d’une politique de relance, essentiellement axée sur l’incitation à l’investissement, la révision des modalités d’octroi du foncier touristique, et le renfoncement des axes de la formation, la problématique du fonctionnement des établissements étatiques continue de tirer le secteur vers le bas.
Dans cette optique, le ministre du Tourisme et de l’Artisanat Yacine Hammadi a mis l’accent jeudi, sur la nécessité d’exploiter les structures publiques de tourisme, selon une vision économique. Il faut sortir du modèle administratif de gestion des équipements publics, comme cela se faisait par le passé, et aller dans le sens des orientations du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune sur l’exploitation rationnelle des infrastructures publiques sans attendre l’aide de l’État».
Une orientation qui reflète clairement la volonté de l’État à faire du secteur un vecteur stratégique de la relance économique. À ce titre, la gestion des entreprises touristiques publiques se trouve dans l’impératif de passer à un modèle économique générateur de résultats financiers probants. Or, au demeurant, l’État des lieux a relevé des situations financières déficitaires de façon chronique, reflétant un fonctionnement des établissements étatiques, totalement tributaires des soutiens et de l’accompagnement de l’État.
Autrement dit, l’absence de concurrence due au déficit des infrastructures à engendré une situation de monopole durant les dernières décennies, au prix d’une dégradation sans précédent. Autant dire que des fleurons du tourisme méditerranéen, que représentaient les établissements algériens par le passé, ne reste que l’empreinte architecturale. Une situation complexe, au point où les citoyens algériens ont fini par opter pour d’autres destinations, plus intéressantes. Cela étant, il y a lieu de convenir que depuis près de deux ans, les nouvelles dispositions de reformes confèrent au secteur de nouveaux moyens de rebondir et de revenir au-devant de la scène. C’est précisément à ce niveau que cette nouvelle approche se penche sur la valorisation des infrastructures existantes à travers des systèmes d’exploitation qui visent sur la performance et l’amélioration des prestations et des services, autant sur la qualité et la tarification.
L’objectif étant de faire de ces établissements des niches de création de richesses et d’emploi, de façon à générer des revenus susceptibles de couvrir les dépenses et de dégager de la trésorerie. Autrement dit, le défi est clair, il s’agit de réussir le passage vers le statut d’entreprise économiques autonome. Cela dit, l’accompagnement de l’État n’est pas pour autant inexistant. Il se traduira indirectement à travers l’émergence des nouvelles dispositions de fonctionnement des collectivités locales, et sera renforcé par l’émergence d’une dynamique de développement et de réalisation de nouvelles infrastructures.
C’est dans cet ordre d’idées qu’une gestion efficiente des établissements touristiques étatiques, constituera une base de fonctionnement pour les concrétisations des projets et pour l’application des politiques publiques retenues à cet effet.
En somme, les actions de reformes et restructuration, ainsi que les défis à relever étant déterminés, reste à apporter des solutions adéquates pour corriger les dysfonctionnements et les failles relatives à la rentabilité du secteur, pour pouvoir instaurer une réelle stratégie de développement, dont l’ultime objectif n’est autre, que de rendre à la destiantion «Algerie» son lustre d’antan.